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Le harcèlement, si on n'en parle pas. Ça ne s'arrête pas !.

Cela commence par un coup, une insulte, un SMS malveillant. Puis c'est l'engrenage. Un ou plusieurs élèves s'acharnent contre une victime qui ne peut se défendre et qui se tait. Pourtant, on peut tous se mobiliser contre le harcèlement. Chiche !. ...

Frais ou faux !.

Tout le monde peut devenir une cible

VRAI Ça commence souvent par une insulte à l'improviste, un coup en douce, une rumeur furtive. On parle de harcèlement quand la violence s'installe et se répète. Généralement, l'élève harcelé ne comprend pas ce qui lui arrive.
Tout peut servir de détonateur : l'apparence physique (une cicatrice, des lunettes de vue, une tendance à l'embonpoint), un défaut de langage (un zozotement, un accent), le style d'habillement, les résultats scolaires [bons ou mauvais). 

Ça ne sert à rien d'en parler

FAUX La loi du silence est la meilleure amie du harceleur. Dénoncer le harcèlement, c'est déjà régler une partie du problème.
Il n'est pas toujours facile de se confier. On a peur, on a honte, on se sent anormal. C'est pourtant tout le contraire !

La victime a les moyens de se défendre seule

FAUX Le plus souvent, le rapport de forces est trop inégal pour que le harcelé puisse retourner seul ta situation. La victime a besoin que ses amis agissent pour faire cesser le harcèlement et qu'ils préviennent un enseignant, le CPE, l'infirmière.
Si personne ne réagit, le harceleur considère qu'il a le feu vert pour continuer ses attaques.

Le harceleur est souvent mal dans sa peau

VRAI L'élève agresseur cache sa fragilité par une attitude agressive et de domination. Pour paraître fort devant son public, il attaque les plus faibles que lui. Il cherche à frimer et à impressionner.
La frontière entre la victime et l'agresseur est parfois très mince. Certaines victimes en arrivent à devenir harceleurs parce qu'ils ne veulent plus tenir le rôle du souffre-douleur.

Le harcèlement scolaire n'est pas grave

FAUX Cela détruit lentement la personne. Au départ, la victime n’ose pas se défendre, elle a honte. Elle pense aussi que c’est de sa faute si elle est maltraitée. Elle finit par accepter l'image négative que lui renvoient ses agresseurs. Elle se replie sur elle-même et perd confiance.
Le harcèlement à l'école peut avoir de graves conséquences à court et long terme tant la confiance en soi est entamée: phobie scolaire, échecs professionnels à l'âge adulte. Il arrive aussi que des ados veuillent en finir. C'est le cas de Marion Fraisse, qui s'est suicidée à 13 ans le 13 février 2013.

L'élève agresseur n'est jamais isolé

VRAI C'est un phénomène de groupe. L'auteur agit toujours en présence d'autres élèves. Sans spectateur, la violence n'a plus aucun intérêt. Les "passifs" ne veulent pas être complices, mais ils hésitent souvent à protester, de peur de voir l'agresseur se retourner contre eux. Les "actifs” rigolent ou racontent les scènes de harcèlement à d'autres.
Bien souvent, le harceleur demande à un tiers de "faire le sale boulot” à sa place. Ainsi, il montre qu'il a de l'emprise sur certains éléments du groupe.

Le sais-tu ?

Les garçons harcèlent quatre fois plus souvent que les filles et leurs victimes sont autant des filles que des garçons.
Les filles, elles, s'en prennent aux filles. Mathématiquement, les filles sont donc plus souvent harcelées que les garçons.

Le cyberharcèlement

Le harcèlement scolaire ne s'arrête pas toujours aux portes du collège. Il se poursuit souvent sur tes réseaux sociaux et par téléphone. Le harceleur mitraille sa victime de SMS insultants, propage des rumeurs sur Facebook. Amplifié, le harcèlement est encore plus dur à supporter car il a lieu 24h sur 24.
Il ne faut pas croire que ce n'est pas grave ou qu'on ne peut rien faire parce que c’est virtuel. La victime doit faire des captures d'écran, sauvegarder les SMS, les emails ou les photos pour avoir des preuves.